The Gnome

.


Ici habite un gnome
Dont les enfants jadis
Parlaient avec délice
Dans les parcs et les dômes

Ce pantin lamentable
Avecque nonchalance
Absorbe son vin de table
Déjà il se lance !

Le voila qui, d'une main
Agile, fière et robuste
Attrape une catin
Et s'agrippe à son buste.

L'insouciance soupçonnée
Que ses yeux laissent voir
Epanche la soif d'espoir
De ce vieillard usé

La femme se débat
(par principe plus que peur)
Et ruse sans trop d'hardeur
Pour décrocher les bras

Moi, de toute cette affaire,
Dont je suis le conteur,
Je ne vais pas refaire
L'incensé récital.

(C'est d'ailleurs bien plus sûr
Car les rimes s'éclipsent)

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 13:01

Départ Porquerolles

A la vie de débauche succèdera le repos
Ce goût de pomme amère qui pourri dans un pot.
D'avoir ainsi vécu pendant plus d'un long mois
Je crois que l'encéphale avec peine reviendra
A une vie plus censée, sans écarts (sans éclats...)

Pour la première fois nous avons savouré
Le raisin macéré dont tous sommes imbibés
- ou plutôt "étions" : c'est un temps révolu,
Souvenir qui se noie mais qui n'est point perdu.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 12:33

...

Pourquoi a t-il fallu qu'elle sourisse à mon âme
De son naïf regard brisant mon coeur hagard
Ainsi que par le Mal l'aurait pu faire Shaitan ?
Dans ma tête, l'Enfer, d'un air sournois se pâme...

Horrible sentiment que ses yeux m'oscultant,
Ce sourire incongrue, sans peine me brisant,
A ouvert mes yeux mornes aux horreurs de ma vie ;
Pourquoi ne sais-je rester simple et heureux ainsi ?

J'étais dans le train tout triste en pensant aux conneries que j'avais faites et en sachant que 3 jours de solitudes m'attendaient à Nice, contrastant horriblement avec ces journées de folies qui avaient été mon lot quotidient depuis le 11 juin - soit presque un mois et demi - quand une gamine est passé et m'a regardé avec un grand sourire...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 12:20

Torture d'une âme tourmentée par Solitude

Dans ce monde incolore je dois vivre en exil ;
Ici le temps ne bat qu'à un rythme qui excède,
Ainsi qu'une rivière transie par son ennui.
Je vais, trône et me pâme, m'exhibe dans ce lieu clos,
Profitant d'être seul pour me pouvoir livrer.

Je stagne comme un déchu dans mon immense désert
Je règne ainsi qu'un roi sur l'empire de l'Ennui
Et perpétuellement la question me torture :
Qui a emprise sur l'autre, du roi ou du royaume ?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 11:48

Ôde à la fumette

Le premier en ce jour
Roulé avec amour
Va bientôt s'embraser :
Ca y est il est roulé !

<< Mais finalement pourquoi,
Demandent les non-fumeurs,
Vous faut-il à chaque heure
Savourer ces tabacs ?>>

Il vous faut éviter
Cette interrogation :
L'extase du fonzdé
Se perd en cette action ;

C'est vaguement comme un couple
Qui fornique en parlant

J'étais grave arraché. J'écrivais fièvreusement en plein milieu de Porquerolles, à la table d'un snack, à moitié habillé (après une nuit blanche à peine coupée d'un petit repos)

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 11:41

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 12:26